Dimanche 1° mai 2011
Marche à Petit Bersac sans oublier Bourg du Bost (BDB pour les basketteurs et les autres - 13 km l’après-midi annoncés, 13 km effectués, promesse ten
ue)


Après le rendez-vous classique sous les platanes de la place de l’Abbaye et les dernières infos de Mireille sur les projets proches (le Gers, Binic, et la fin de saison, déjà !), emprunt de l’agréable route du Président (Cazaux) pour aller au-delà de Ribérac et juste avant Aubeterre de si belle facture dans le petit village de Petit Bersac aux extrêmes confins de la Dordogne (et de la Charente en face, peu hélicicole par ces belles chaleurs). De nombreux Ardents du Pied regroupés autour de la petite église du bourg si peu éclairée malgré de beaux vitraux (19° sur fondations romanes curieusement flanquée du petit musée gallo-romain) mais des absents remarqués, parmi lesquels des Fontreinais qui ont préféré faire l’Italie du Nord tout en car à défaut de faire l’Egypte Toutânkham(i)on.

Au départ de la marche, nous sommes obligés de remplacer Jean-Paul au pied levé (pas trop difficile pour des marcheurs !) pour le décompte des 37 randonneurs du jour. Le temps est au plus que beau, les pulls sont de sortie (comprendre qu’on les enlève) laissant voir des tee-shirts polychromes. Passage après Gironnet sur un chemin qui file droit vers la Dronne et au-delà d’elle la Charente. Trois ponts successifs pour enjamber trois bras de cette si bonne rivière. Nous tournons autour du château du Mas de Montet, superbe dans son écrin de dizaines d’hectares de végétation. Pause au seul endroit propice (non, propice n’est pas synonyme de pause pipi) à la photo du bel édifice. Edmond nous refait le coup de son appareil photo miracle qui a toujours la même pellicule depuis l’Antéchrist (du développement durable avant l’heure !).

Long passage dans les bois entre le hameau de Fromenteau et la belle maison de Lavergne. Des bois encore jusqu’aux Landes, hameau au multiples puits. On s’enfonce dans la forêt jusqu’à en être presque prisonnier si ce n’était l’intervention de Gérard qui pourra dire le lendemain être fier d’avoir passé la serpe hier. Avancée cahotique dans cette jungle entropique et hostile mais même pas peur. « Un homme craintif a peur avant le danger, un lâche pendant et un courageux après.» On progresse avec lenteur. Richter, pas l’homme de l’échelle, l’autre, disait : « Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter ». On enjambe le calme Vindou puis on chemine sur un beau chemin de castine jusqu’à Bourg du Bost. Passage au vieux lavoir couvert quelque peu mastoc. Belle girouette sur un toit voisin, petite pause, redémarrage en traversant la passante départementale (Circulez, il y a rien lavoir !) et atteinte après le boulodrome rustique de la si belle église du bourg.

Eglise fortifiée du 11° avec clocher tour, une des plus belles du Ribéracois. On y pénètre avec humilité, une douce musique nous berce dans notre cheminement jusqu’à l’autel, des pales vitraux en mal de reproduction sont la seule ombre au tableau. On en sort avec peine. Show must go on ! disent les Rosbifs. En ce Premier Mai, le patrimoine égrené le long de ce beau parcours sera varié mais aucun travail ne sera proposé.

La marche reprend et la fin comportera beaucoup de goudron, la contrée en est coutumière. Avant Les Vétizons, quelques futurs éclopés choisissent, contraints, de rallier l’arrivée en direct line. Retrouvailles avec l’incontournable Vindou qu’on aura bu jusqu’à la lie (l’hallali les jours de chasse !) et l’atteinte du bourg de Petit Bersac tout en longueur à partir de la mairie se fera comme les petits pois, égrenés.

Le mois de mai est le mois de Marie mais aussi des marches à tire-larigot. Dimanche prochain, c’est la dép à Saint Michel Léparon, uniquement sur réservation (surprenant non pour une marche open !). Dimanche en 15, le 15, marche toute la sainte journée à Saint Pierre de Frugie dans la verdure et les étangs du Périgord Vert. Toujours vert malgré son grand âge !

Christian Brégéras
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A presque toucher le paisible Vindou, immergés dans une forêt hostile qui n’a rien à envier à Koh Lanta, nos Indiana Jones « en herbe » taillent leur route à la machette (celle de Gérard toujours très Mac Gyver). « A ton gilet, tu as fait un accroc, Paul » sera-t-il dit en grec.

Les Ardentes du Pied au sortir d’une confesse express dans la très belle église de Bourg du Bost. Devant la minceur de leurs pêchés, les hommes en ont été dispensés.

Réclame d’antan vantant les atouts de Petit Bersac. Parmi tous les arguments pensant attirer les touristes dans ce petit village pré-charentais, cherchez l’intrus : un sigle à 3 lettres quand on pense à la postière de Pierre Perret.

Le majestueux château du Mas de Montet. Hostellerie de grand standing. Chaque coup de fourchette facturé 1 euro et il y est interdit de manger avec les doigts !
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Tous devant la somptueuse entrée du château restaurant. Malgré un tarif dégressif possible pour les groupes, les Ardents du Pied préfèrent rester sur leur faim, n’ayant pas les moyens. La fin justifie les moyens.
En plein après-midi, des genêts sur l’herbe proposés aux Ardents du Pied à hauteur de la belle maison de Lavergne. « Non merci, j’ai déjà mangé. »
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Passage de bâton (sans retour, ça peut faire toujours mal !) entre le Club March’Double et les Godillots Astériens. Stéphane, nu-tête sous le soleil déjà prégnant, a bien fait rire la foule agglutinée sur la place du village, en disant porter une double casquette, président départemental et local.
MARCHE DEPARTEMENTALE A SAINT MICHEL L’ECLUSE ET LEPARON

Dimanche 8 mai 2011

Marche à Saint Michel sans l’Ecluse et sans Léparon (30 km sur la journée pour les plus endurcis. A la demande – 6, 10, 15, 22 ou 26 pour les autres. Ouf ! de soulagement à l’arrivée pour tous.)

En temps ordinaire, sans guides locaux, vouloir arpenter cette contrée sauvage et mystérieuse qu’est la Double, relève de l’exploit. Nous, Ardents du Pied, on s’y est plus d’une fois « cassé les dents ». D’où l’expression consacrée (par et pour nous) : la Double, ce n’est pas simple. Mais, aujourd’hui, sur un parcours connu et reconnu par le club local March’Double et balisé à la perfection, ce sera un jeu d’enfant, de grands enfants certes avec de grandes et solides jambes pour résister aux 30 kilomètres proposés. Ce sera le challenge du jour.

Une heure de route dans nos monstres d’acier pour nous rendre dans ce petit village entre Saint Aulaye et La Roche-Chalais que les G.P.S. ont du mal à reconnaître. 540 à converger vers la place du village de Saint Michel dont nous exclurons rapidement les quelques 80 vététistes (hors cadres) et parmi ce flot humain restant sur deux pattes, 16 Ardents du Pied avaient fait le déplacement.

Dès le départ, la foule humaine s’enfonce dans les bois qu’on ne quittera guère. Après la découverte d’un lanceur de pigeons de plâtre perdu dans les bois (pour un peu, vous entendriez le « Pull », plaisir de tous ces hommes avides de tirer sur quelque chose), assez rapidement passage à La Gacherie, très modeste hameau au four à pain intéressant, d’autant plus que ce sera le seul élément de patrimoine local du circuit en dehors de Saint Michel. Alternance de longues tirées dans les bois (à s’y perdre s’il n’y avait le balisage parfait) et traversées de rudimentaires groupements de maisons. Au Graulier, le groupement se résume à une bâtisse. Le Grand Jard sera notre premier ravitaillement (km 6) à l’ombre généreuse d’un bel arbre. On évitera même de peu les quelques maisons de Bel Arbre justement. 2° ravitaillement (km 10) au sommet d’une (rare) côte vers Les Grands Chemins (sans ses bandits).

Cheminement en circonvolutions dans l’immense verger du Petit Laurent pour atteindre les bâtiments du « des pots vente » où sont alignés des milliers de pots de

Le pourquoi du nom de Charlemagne pour qualifier ce chemin. Les lieux-dits cités sur l’affichette ont fait peu ou proue partie du parcours du jour. Par l’Homme Mort, comprendre l’Orme Mort. La Vautour, pour les quelques habitants de ce modeste hameau, « c’est là qu’on dort », expliquent-ils
confiture. Ce sera le siège de notre pique-nique (km 15). Le très respectable buffet proposé par les organisateurs tout d’orange vêtus (de quoi rêver, jamais vu autant d’inconditionnels de François Bayrou avec cette couleur orange !) fera la joie des randonneurs qui se reposeront à l’ombre des arbres fruitiers ou pas. Redémarrage pour une partie seulement des marcheurs. Certains prudemment décident de « s’en tenir là ». Rapatriés par le mini-car de l’organisation, ils seront les premiers de retour à Saint Michel. Monsieur Jean-Yves n’a pas été retenu pour le contrat du car. Le slogan de sa compagnie a fait mauvaise impression : « Les cars Jean-Yves, on sait quand on part, on ne sait pas quand on arrive. »

La troupe, mais on ne peut plus guère parler de troupe maintenant, sera clairsemée. Des petites grappes de marcheurs se dandineront sur ces longs chemins, souvent D.F.C.I., qui zèbrent cette immense forêt. Les postes de ravitaillement se succèderont. Ce sera La Ronze, petit village au sommet d’une côte (km 22). Après les quelques maisons de Vaudu, voici Lespic, à la croisée d’une route. Rustique croix de bois à l’ombre sur le côté (km 26). Chemins ondulant comme de modestes montagnes russes, passage à la fantomatique bâtisse de Ganet et son splendide arbre mort stylisé, enjambement du très discret Chalaure dans le creux. Dernière montée en pseudo chemin de croix jusqu’à l’arrivée. La civilisation est là. La (grande) boucle est bouclée. Attente des derniers arrivés devant ou dans la salle des fêtes. Après un très bref discours de la présidente de March’Double (elle n’a pas tourné autour du pot !), sympathique pot de l’amitié au cidre. On se quitte en se disant à la prochaine. La marche, comme la poste d’antan, est une grande famille.

Une semaine pour se requinquer. Après Saint Michel sera Saint Pierre (de Frugie) dimanche prochain. 17,5 km de plaisir et atteinte du toit, sinon du Monde, mais du Périgord. Vieillecour, notre Everest à nous. Javerlhac d’Hélène Habrias se profile pour le 22.

Christian Brégéras



Une partie des Ardents du Pied sur le pied de guerre peu avant le départ. Vous remarquerez les visages sereins, les sourires spontanés et les traits reposés. Par décence, aucun cliché des mêmes à l’arrivée des 30 kilomètres.

Hormis le bourg de Saint Michel, ce four à pain à La Gacherie sera le seul élément de patrimoine local rencontré sur le parcours. Les véritables richesses de la contrée, ce sont la forêt hégémonique et les multiples points d’eau mitant les immensités boisées.

L’interminable chenille processionnaire dans un long passage hors des bois omni présents sur le parcours. Tous nos 16 Ardents du Pied sont présents sur la photo. A vous de les reconnaître.
Une bonne loupe est recommandée.
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Les étangs, richesses incontestables de la Double, parsèment ce circuit comme les cailloux du Petit Poucet. Ici, celui de l’immense verger du Petit Laurent, siège de notre rendez-vous pique-nique. Mais, par ces temps de sécheresse à craindre, les panneaux « Point d’eau » indiquant ces étangs risquent de vouloir signifier « Pas d’eau ».

Randonnée du mardi 10 mai 2011 à Bassillac

Le groupe des 15 au bourg de Bassillac

La première des 5 côtes du circuit est « avalée » sous le soleil.


Non, ce n’est pas le Parc National de Yellowstone des USA avec ces 2 grands séquoias, mais le parc d’une belle propriété au Pouyet

Au surlendemain de l’armistice du 8 mai, le parcours choisi était celui de Bassillac « sur les pas de la Résistance », inédit pour une douzaine de participants sur les 15 randonneurs du jour.

Les 10 km du trajet sont jalonnés par 13 sculptures sur pierre et sur bois installées tout au long d’une « boucle des sommets » haut lieu de la Résistance Bassillacoise.

Les absents, c’est bien connu, ont toujours tort, car ce fut un bel après-midi ensoleillé mais pas trop chaud grâce à un petit vent. Quant au rythme de marche, il fut adapté aux 13 arrêts-lecture devant chacune des sculptures du guide découverte retiré à la mairie avant le départ.

Jean-Paul Mans


Petit détour du groupe qui s’est rendu à la stèle où fut fusillé un résistant de 38 ans André Debet le 14 août 1944 (5 jours avant la libération de Périgueux).



Les 88 têtes sculptées sur la pièce maîtresse du trajet implantée dans un lieu symbolique : « le camp Mercedes ».

Le « musée » d’outils agricoles dans le village de La Grave.
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Dimanche 15 mai 2011 Marche à Saint Pierre de Frugie (17,5 km sur la journée, dernier carat)

Partant du principe que les histoires les plus courtes sont les meilleures, Mireille nous divulgue, Place de l’Abbaye, des brèves qui deviennent de plus en plus brèves. Cap au Grand Nord sera le seul mot du jour. Une heure de route pour se rendre dans cette commune bien septentrionale (pensez à freiner avant la frontière limousine !). Bourg propret où tout est à sa place. Nous sommes déjà à 318 mètres et, pour l’altitude, nous allons voir ce que nous allons voir !

Après visite de l’église fortifiée avec clocher porche à flèches, aux deux retables et au plafond en forme de plancher de bateau, discrètement ouverte chaque jour que Dieu fait par Sylviane, la voisine, gestionnaire également du magnifique refuge de Saint-Jacques, les Ardents du Pied s’élancent pour un coup d’œil furtif sur le château de Frugie, immense bâtisse, 16 / 17° (il a été construit à cheval sur deux siècles, pas facile pour des maçons de travailler à cheval !) et patatras ! un membre des Ardents regimbe à poursuivre, prétextant une avarie sous ses pieds. Défection au pied baissé et du coup, le mari sera obligé de marcher sans Josette (sans chaussettes, dit avec l’accent alsacien).
Petite montée d’échauffement et passage sans crier gare ! à la maison de garde barrières sur la grande voie ferrée Périgueux Limoges en passe d’être électrifiée (si, si, avant la fin du présent siècle). Edmond, ancien cheminot (il a doublé Jean Gabin dans la Bête Humaine) nous explique que le rôle essentiel d’une garde barrières était de vérifier que le chef de train est bien montée en queue. On va flirter avec la ligne jusqu’à Aillac puis s’enfoncer de nouveau dans la verdure bien présente. Comme Félicie, Marie-Paule aura une fuite vite circonscrite. Comble de l’optimisme découvert au saut d’un fossé : vu une Ardente s’agripper à une fougère en guise de bâton ! A Plagne, on passe au-dessus de la voie ferrée, encore elle, dans son étroit défilé, et on va cheminer sur de beaux chemins à travers prairies (où paissent des vaches curieuses et un veau qu’a bu l’air souffrant d’aérophagie) ou bois jusqu’à Montcigoux.

Gros village qui peut facilement rivaliser avec le bourg de Saint Pierre de Frugie lui-même, la visite de Montcigoux meublera, avec passage au château (Pierrot retrouvera son tortionnaire de ses années d’activité – comprendre son ancien patron), rustiques vieilles maisons avec granges et puits. Atteinte de la fontaine de Montcigoux à un jet de Pierre du château. Le cadre est idyllique, tout flatte l’œil et le contenu des sacs s’apprête à flatter les papilles. L’absence brutale de soleil (comme la concierge qui
est partie dans l’escalier et qui reviendra… un jour) et un petit vent frisquet tempèreront l’enthousiasme de nos Ardents.



Le challenge du jour ou la vie de châteaux au bout des pataugas. Mission accomplie avec le sourire par nos Ardents du Pied déterminés. Trois châteaux à se mettre sous la dent (plutôt sous l’œil). On est riche de ce qu’on ne possède pas, disait Gandhi, entre autres.

Reprise avec le soleil revenu, deuxième passage au-dessus du ruban d’acier. On s’enfonce maintenant dans l’immense forêt de Vieillecour (1/3 en Dordogne, 2/3 en Haute-Vienne) qu’on ne quittera pas de sitôt. Ici, tout le monde s’appelle Vieillecour. Le château, magnifique dans son écrin de verdure, du 15° (Saint Waast y serait né et Richard Cœur de Lion y serait presque mort). Racheté depuis par un riche Hollandais, le monument est restauré parfaitement. Un chef d’œuvre. Le village d’à côté s’appelle aussi Vieillecour et le sommet que nous avons maintenant en ligne de mire également. Rude montée avalée assez facilement, quelques pieds en Limousin, on regagne la Dordogne pour atteindre le point culminant de notre département à 475 mètres.

Photo souvenir historique (plus facile à faire là qu’au sommet de l’Everest !). La suite sera d’une facilité enfantine. On descend jusqu’à Fot (drôle de nom pour un hameau, mais pas de faute de goût !) et on chemine sur un beau chemin authentique quand nos yeux affûtés se portent sur le corps d’une brebis immobile dans la prairie. Pierre, docteur en tout, et Monique, femme d’expériences animalières, se précipitent et Monique remet l’animal sur ses quatre pattes. Ils nous apprennent que les ovins ne sont pas aussi agiles que les dahuts sur les pentes et qu’ils peuvent rester bloqués à en mourir.

Passage au rustique village du Breuilh où les culs noirs poussent dans les champs aussi bien que les marguerites (Sylvie et d’autres essayeront de les distraire) et découverte d’un curieux dindon roux à la surprise de Pierrot qui ne connaissait jusqu’alors que les Kangoo roux. Par un dernier yo-yo, atteinte du charmant village de Saint Pierre, traversé de bout en bout pour retrouver nos monstres d’acier (surtout de tôle maintenant).

Retour vers le Grand Sud. Passage, pour certains, au troc aux plantes de l’ami Augustin. Encore une journée de plaisir et de rigolades. « La plus perdue des journées est celle où on n’a pas ri », disait Chamfort. Dimanche prochain, direction Javerlhac avec les Piégutins pour 18 km (kif-kif avec aujourd’hui).

Christian Brégéras

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La belle fontaine de Montcigoux, et son lavoir campagnard, forment un splendide coin de pique-nique que s’approprieront nos Ardents du Pied. Splendide sauf quand le soleil se cache et que le vent glacial se lève. On a eu les deux !



La belle et résistante église de Saint Pierre de Frugie. La pierre rappelle déjà le Limousin voisin et résiste bien aux températures polaires fréquentes dans le Grand Nord (périgourdin).


En voici deux habillés pour l’hiver. L’expression ne veut pas dire qu’on a dit du mal d’eux mais ces deux olibrius ont pris pour argent comptant le conseil : « Sortez couverts ». Edmond avait même compris : « Sortez tout vert ».

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Trois Ardents du Pied aux avant-postes admirant le château de Montcigoux, ancien fief des Fontaubert. Propriété désormais de Chabaud prénommé Renault, je crois. Espérant une sortie du proprio pour la conversation ou l’apéritif car midi vient de sonner.
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Un des nombreux étangs du parcours. Les réserves en eau semblent ici inépuisables. Et dire que la Dordogne est sur la liste des départements exsangues !

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Le château de Vieillecour capté par l’objectif dans la montée vers le Graal. Un bâti massif du 15°, crêté de mâchicoulis, avec chemin de ronde et pont-levis aux tours d’aile (ou autour d’elle, je ne sais plus).
Restauré à la perfection.

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Les dernières mètres de la terrible ascension de Vieillecour. L’altimètre bloquera sur 475 mètres. Les bombes à oxygène, gracieusement avancées, seront sportivement refusées.

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Le gros de la troupe des Ardents du Pied (chut, pas de nom !) sur le toit du Monde (euh ! rayez monde, mettez Périgord). Elle nous avait dit d’aller siffler là-haut sur la colline, de lui porter un petit bouquet d’églantines, zaï, zaï, zaï, zaï ! De quoi avoir l’ivresse des hauteurs !

Le fermier du Breuilh se creuse les méninges pour occuper les longues journées de ses cochons favoris, mais faire venir une animatrice de la capitale pour distraire Miss Peggy…
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Dimanche 22 mai 2011

Marche à Javerlhac, La Chapelle Saint Robert, Souffrignac, Varaignes et Teyjat (Je vous la fais à 22 km, mon bon Monsieur, et valable toute la journée !)

Dans leur soif de conquêtes et devant l’impressionnant tableau de chasse des communes découvertes depuis des lustres, nos Ardents du Pied en sont réduits à se cogner contre les frontières de la Dordogne et même à mettre un pied quand ce ne sont pas les deux dans des terres étrangères. Aujourd’hui Cha rentre partout.
Petite intrusion car nos terres de prédilection restent et resteront notre Périgord à nous.

Atterrissage des voitures sur la place du Foirail où le troupeau va se densifier au fil des minutes. Accueil sympa dans la froideur du matin par Hélène (Hélène, elle s’appelle Hélène, dit la chanson !) et son équipe de Piégutins motivés. Boissons chaudes et viennoiseries seront préférées aux esquimaux, bonbons, caramels de l’ouvreuse d’antan.

Quand faut y aller, faut y aller. Le départ est donné et la longue chenille (69 quidams dont 20 Ardents du Pied au dernier recensement) s’étire devant les beautés toutes ensemble exposées de ce village du Haut Périgord, pas si petit que ça. Halle, église Saint Etienne qu’un curé travailleur du dimanche et quelques ouailles en dévotion nous empêchent de visiter (ça fait rien, on reviendra !) avec un gisant – en fait, ils sont deux bien serrés - depuis le 14° à droite en entrant, château très 16° avec tours, mâchicoulis et pinacles ornés (à voir une autre fois), pont métallique qu’Eiffel aurait pu ériger s’il n’avait pas été aux 35 heures, pigeonnier voire colombier tant son embonpoint est visible (1.200 boulins à l’intérieur, mais ne l’appelez pas Robert !), moulin Martin (lui, vous pouvez l’appeler Martin !).

Devant le temps incertain pour une fois avec risque d’humidités, le guide sera Guy (l’Eclair en cas d’orage !). Les températures sont un peu frisquettes et l’usage du tee-shirt apparaît un peu « short ». On longe le Bandiat pour atteindre rapido Forgeneuve qui, comme son nom, pour une fois, l’indique, est une ancienne forge mais en parfait état, comme neuve, grâce aux bons soins de Peter, un Anglais de pure souche, qui nous accueillera avec plaisir. On entrera chez lui comme dans un moulin !


Une bonne partie des Ardents du Pied peu après le départ. Dans la fraîcheur du matin, tout s’est rapidement bien dérouillé, les papattes et les langues vont déjà bon train.
Avec sa jolie halle new style, son château 15° de bonne prestance, son pigeonnier au bel embonpoint de ses 1.200 chambres (plus que le Lafayette de la Porte Maillot), son moulin Martin de délicate facture et son pseudo pont Eiffel, voici son église romano-gothique. Javerlhac nous en met plein les mirettes à peine le pied mis à terre.
L’ami Peter, ami de fraîche date car rencontré il y a cinq minutes, peut avoir l’air réjoui et les bras croisés le dimanche. Il a dû les décroiser plus d’une fois, ses bras, pour retaper cette ancienne forge qui mérite maintenant son nom de Forgeneuve.
La superbe église de La Chapelle Saint Robert dans son écrin bucolique. Restaurée de frais, brillant de mille feux, ce magnifique joyau attire les hommes autant que les dames (pour une fois).


Instants délicieux que ces opportunités de découvrir ensemble des trésors méconnus. « L’homme seul est toujours en mauvaise compagnie » disait Cocteau. On quitte à regrets Peter et sa forge et les randonneurs vont cheminer longuement dans la nature jusqu’à atteindre La Chapelle Saint Robert, magnifiquement restaurée, ancienne chapelle d’un prieuré bénédictin du 12° siècle. Temps de pause pour les gambettes autant que pour les mirettes. Clocher tour à 3 étages sur le transept, façade de type saintongeais (voyez, on n’est déjà plus chez nous !)

Poursuite de l’escapade et la Charente sera atteinte, voire investie sans poste frontière visible (les effets des accords de Schöengen !). Arrivée cool dans le beau petit village de Souffrignac, clean autant que nickel-chrome. Passage possible à l’église sans prédicateur (celui de Javerlhac ne peut pas être au four et au moulin !). Petit musée des outils campagnards anciens et jardins d’insertion en terrasse. Hélène fait découvrir à quelques uns, triés sur le volet, l’entrée d’une grotte à mi-pente. Redémarrage pour vite, après le pont sur le Bandiat le maître des lieux, rentrer en Dordogne. Finissez d’entrer, dit le conseil des anciens.

Après un passage près de nombreuses ruches (pour l’apiculteur du coin, les abeilles, c’est son bizzzzness !), Varaignes sera atteinte avec son dindon faisant le pied de grue devant le bureau de poste. A notre arrivée, les cloches de l’église 12/13°, remaniée 15/19° nous font « din don ». Déambulations libres dans ce petit bourg à la fête si originale tous les 11 novembre et descente sur le Crochet, petit affluent du Varaignes (même nom que le village) jusqu’au double lavoir de Font Limon. Pause pique-nique, éparpillés dans la verdure de part et d’autre du pont japonais au bois plutôt vert moulu.

Nouveau départ, le ventre plein, en perdant quelques éléments, passage au sommet d’un raidillon devant le modeste château de La Côte qui a du mal à rivaliser avec son homonyme de Biras, longues tirades dans la végétation constellée de modestes hameaux : Chez Raby et son lavoir sur le Crochet dans le bas-fond, vaches paissant tranquilles à hauteur de Chez Chèvre (ça tombe bien, car le bouc m’écoeure !), Bellevue, Haut Forestier et surtout Forestier avec son château, au style pseudo colonial. Teyjat sera atteinte par la hauteur. Petit village vraiment inconnu de tous à l’église du 12°, retouchée maintes et maintes fois (mais qu’aucune sainte n’y touche !). Rafraîchissements au pied de la grotte de la Mairie.

La fin sera dans la même mouvance. Beaux chemins, cours d’eaux enjambés, ce sera la Marcourive, et Javerlhac apparaîtra comme vue d’avion depuis La Fayolle. Descente rapide jusqu’à l’arrivée. Le pot de l’amitié de nos amis de Piégut, toujours très attentionnés pour nous, mettra le point d’orgue à cette très belle journée dans la nature absolue loin de la civilisation. « Un monde gagné pour la technique est perdu pour la liberté », clamait Bernanos.

Dimanche prochain, repos forcé pour cause de fête des Mères. On se retrouve pour les plus assidus dimanche 5 juin avec Sorges comme objectif en remplacement du Buisson. Pas de chemin buissonnier donc.

Christian Brégéras
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C’est incroyable où peut mener l’inconscience. L’expression se jeter dans
la gueule du loup dans sa version militaire. Et tout ça pour se payer un canon !
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De plus en plus border line (frontière, en anglais, premier sens) nos Ardents du Pied.
Après en avoir mis un (pied) l’autre dimanche en Limousin, ils mettent les deux
aujourd’hui en Charente.

C’est l’occasion de côtoyer d’autres clubs et de découvrir d’autres façons de faire.
Trélissac emploie des arguments de choc ou plutôt de charme pour fidéliser ses responsables.
Un remake à la française de Drôles de dames avec Fernand dans le rôle de Charly.

La restauration au fil de l’eau. Nos Ardents du Pied sous le beau lavoir couvert de Varaignes. Et un lavoir double est une absolue rareté !
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Non, son nom n’est pas Kwaï, mais après avoir enjambé le Bandiat, le Crochet à défaut du Varaignes, et avant de franchir le Rubicon, nos Ardents du Pied ne font qu’une bouchée de la modeste Marcourive dans le creux de Teyjat.

Le joli minois (clocher) de l’église de Teyjat. Teyjat, un « joli port de mer », une découverte pour tous les Ardents du Pied. On se couchera moins idiot ce soir !
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Un troupeau de bêtes à cornes en transhumance ? Non, la troupe des randonneurs dans les rues de Teyjat repartis pour la dernière stance avec Javerlhac en objectif.
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L’image était dans toutes les têtes depuis le départ. A défaut de Normandie, l’objectif était de revoir Javerlhac. Comme vu d’avion, le spectacle du bourg décrypté de La Fayolle en a ravi plus d’un. Il va suffire de se laisser glisser pour revoir église, château, pigeonnier …

Randonnée du mardi 24 mai 2011 sur Chancelade.

Le lieu de rendez-vous a-t-il changé ? Non, mais il fait 28° et le groupe attend le départ à l’ombre d’un arbre devant le CSC.

Heureusement les ¾ du circuit étaient bien ombragés, comme ici lors de la 1ère montée sur Puyferrat.
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Et malgré la sécheresse, on peut trouver encore un champignon.

« A la claire fontaine j’ai trouvé si claire que je m’y suis baignée » semble chanter Cathy, mais non.

Grâce à un petit vent apprécié par les 15 randonneurs de l’après-midi, la chaleur a été très supportable tout au long du parcours de 14,5 km parcouru en 3h30 d’un pas alerte par l’ensemble du groupe.

Après la côte de Puyferrat, Puy de l’Arche, Lavaure Haute, les Douzes, près de Nouzarède où nous avons pénétré dans la commune de Château l’Evêque, notre guide du jour nous a conduits le long de la voie romaine avant de redescendre sur Rivière et le Cros où Pierrot nous a fait découvrir une source qu’il n’a jamais connue tarie. En nous dirigeant vers Beauronne, nous sommes revenus dans notre commune en traversant un champ, et retour classique par Capette, le chemin des Palombes, Puyrousseau, le site de l’abbaye et sa source qui ne coule plus, avant l’arrivée au CSC à 17h15.

La prochaine randonnée, qui sera la dernière de la saison, aura lieu le mardi 7 juin toute la journée avec un départ à 9h30 du CSC. Comme tous les ans, elle sera agrémentée par un pique-nique qui se tiendra cette année chez nos amis Peytoureau près du Lyonnet route d’Agonac. Deux boucles au programme : une de 8 km le matin, et de 4 km l’après-midi, après le repas que l’on pourra laisser au frais chez eux. Qu’il pleuve ou qu’il fasse chaud nous serons bien reçus, tout est prévu.

Qu’on se le dise !

Jean-Paul Mans


En traversant Lavaure Haute, Cadichon est venu nous saluer et inversement.

Entre Rivière et le Cros, Pierrot nous fait découvrir une source.