Rando du mardi 21 février 2012 à Notre-Dame de Sanilhac
Le groupe des 25 est prêt à partir depuis le parking improvisé sur la route de Coursac qui longe l’autoroute.
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Avec le soleil revenu, après les températures basses du matin (-5°), 25 personnes ont eu envie d’en profiter et se sont rendues sur un point du parcours sur la route de Coursac qui a servi de parking. Ce qui fait que, dès le départ, il a fallu monter à travers bois et le chemin de la boucle d’Aurière (4 km) s’est élevé de près de 100m. En abordant la seconde boucle du Pic (7 km) de ce circuit de l’après-midi, le dégel avait rendu le sentier descendant très boueux avant de remonter vers le hameau de la Vigerie. Puis ce fut des terres moins collantes surtout en longeant sur 100m la N 21 « protégés que nous étions » par des panneaux routiers de danger donc triangulaires « Attention traversée de chemin de randonnée ». Ils ne sont pas légion sur nos routes et à ma connaissance les seuls.

Dès le départ, c’est une longue montée qui étire le peloton.
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Passage par le point de départ officiel et son panneau d’appel proche de la N 21 près des Gaumies avant de redescendre par l’autre partie de la boucle d’Aurière jusqu’aux voitures garées en face d’un poste électrique imposant. Et là, au lieu de prendre un « jus », oh ! surprise , en ce jour de Mardi Gras, Monique avait fait des « merveilles » en pâtisserie en nous préparant des « bugnes » comme l’on dit dans sa région natale et ce fut un régal (voir photos).

Jean-Paul Mans

Quand le chemin devient très boueux, surtout en descente, la colonne s’allonge davantage.
Non ce n’est pas Crin Blanc, mais il est venu chercher ses caresses quand même.

Merci Monique pour ce goûter surprise très apprécié...
… elles sont vraiment délicieuses ces bugnes.

Dimanche 19 février 2012

Marche à Hautefaye (Dordogne) et Mainzac (Charente) (9 km le matin, 10 en raclant les fonds de tiroir et 7 km l’après-midi pour une digestion salutaire, ferme auberge pendant l’intervalle)

Ce n’est que 50 % de l’effectif habituel des Ardents du Pied qui est sur le pont ce dimanche d’après intempéries. Une pluie vicieuse est au rendez-vous de l’Abbaye et huilera les essuie-glaces jusqu’à Hautefaye dans le secteur de Nontron. Agglutinement sur le côté de l’église du bourg et Jean-Paul, l’érudit du groupe, retracera en quelques phrases, la triste histoire du crime collectif de Hautefaye. Ce 19 août 1870, une belle journée d’été pourtant, verra le lynchage de M. de Moneys Ordrières, sur un malentendu (sens premier du terme). La folie des hommes n’a pas de limites !

Comme la guerre de Sécession, la pluie a cessé, ça c’est sûr, pendant le discours de notre Alain Decaux, et c’est une petite troupe qui quitte un bourg réduit au minimum. Hautefaye signifierait une haute hêtraie. Dès le départ, prise d’un chemin en herbe qui butte sur le cimetière excentré puis s’enfonce dans la forêt. Le revêtement est un peu boueux, sans plus, et nous conduit à Plambeau. Premier hameau traversé, constitué à son entrée d’une belle demeure inoccupée et d’une enfilade d’autres plus délabrées. La vie y est réduite et les rencontres inexistantes. Un puits repeint en un bleu soutenu ainsi que la maison voisine atteste pourtant d’un désir de renouveau (désir d’avenir, aurait dit Ségo !).

Une fois le village quitté, le parcours retrouve l’herbe jusqu’à la fontaine du Brouillac dans les bas-fonds puis regagne le couvert. Plus d’herbe, mais une boue « amoureuse » qui colle avec spontanéité aux chaussures (masculin : terrain gras, féminin : terre ingrate). Beaucoup d’eau aussi dans des immenses flaques qui obligent la troupe à passer dans les bois environnants. Le chemin remonte, les flaques s’évaporent et une rude montée nous fait retrouver de la chaleur jusqu’aux premières maisons de Grand Fayemarteau.

Petite pause réconfort avant d’aborder ce petit agglomérat. A la première maison, une présence humaine se manifeste en la personne d’Albert, le natif du village, qui trouve avec plaisir à qui parler sur le pas de sa porte. Auteur d’une petite crèche encastrée dans sa masure (il aurait pu s’appeler Bruno !), il répond avec humour aux sollicitations de ses admiratrices. Il nous parle également de Marie, la fermière qui nous attend à midi et de sa table, qualifiée de très bonne. Le reste du village est traversé à la va vite jusqu’au bout du bourg occupé par des Anglais qui nous refont le coup des Plantagenet.

On se protège du vent piquant, sacré Zef, et du froid dans un très beau chemin bordé de haies, rectiligne, qui nous fait atteindre la départementale. Petite baïonnette pour prendre en face un petit chemin, dans les bois puis dans les terres puis de nouveau dans les bois, qui nous élèvera à hauteur de Bel Air, simple ferme d’antan.

Le rouge est mis dès le départ pour contrer les tristes tons de la météo au ciel bas du réveil.
Hautefaye, bourg et campagne environnante, vue de l’avion du mari de la fermière. Comme si vous y étiez !
La belle église de Hautefaye sous le soleil revenu … à la fin de la balade !
L’avancée est relativement rapide et les encadrants sont obligés de freiner la troupe et d’allonger, au pied levé, le parcours par Grand Acaud (prononcez Grand Tacot). Quel dommage que Simone soit absente : « En voiture Simone à Grand Acaud », ça avait de la gueule ! L’ancienne ligne de démarcation passe par là. L’arrivée à la ferme auberge de Jaubertin se fait peu avant midi, du jamais vu. Petite maison basse, à l’avant de quelques autres bâtisses, Jaubertin est un hameau coincé dans un repli à un jet de pierre de la Charente.
Jean-Paul, notre Alain Decaux local, décrit les affres de cette triste journée du 19 août 1870, jour du drame de Hautefaye.
Passage à Plambeau, premier hameau rencontré sur le parcours, haut lieu de villégiature verte. Si vous aimez le calme absolu !
Une barrière de dégel en pleine évolution. Le passage est délicat et il y a des fois où les extrêmes ont du bon !
Joël et Pierrot vantant les mérites du petit réconfort octroyé après le premier effort. Figues molles ne sont plus une insulte mais un réel plaisir pour les papilles.
Voici Albert le contractuel, prince de Monaco, euh, de Fayemarteau. Fier de poser devant sa crèche made in Périgord. Produisons français !
Les Ardents du Pied au pied du mur, au début d’une épreuve quasi surhumaine. Le repas de la ferme auberge va se révéler excellent et copieux en plus. Civet d’oie à se lécher les extrémités (doigts).
Accueil sympa dans une salle très agréable. Beaucoup de tableaux accrochés aux cimaises et certains dénotent un penchant pour l’aviation. Renseignements pris, c’est du côté du mari de la fermière qu’il y eut et qu’il y a des passionnés des coucous. Adeptes des Ader, Farman, Wright et autres Wilson ou Santos-Dumont, Gaston et René Caudron eurent leur heure de gloire au début du siècle dernier. Un peu comme les Moze, le fils et surtout la mère, la mère Moze !

Un excellent repas où la décence m’interdit de vous parler de la sublime soupe aux légumes bien veloutée, de l’omelette aux cèpes baveuse à souhait, du civet d’oie aux pommes sarladaises, des nombreux fromages de chèvre vachement bons, et ceux de vache chèvrement bons aussi, et enfin d’une charlotte à la poire nappée de chocolat. Non, même sous la torture, je ne vous dévoilerai pas le menu.

Lever de table, car il en faut un, pour reprendre la route et dès les premiers pas, on change de département et même de région, la Charente est investie. Passage effleuré à Ferdinas où un riverain, côté Périgord, reproduit à l’envi des bories, petites et grosses, pour narguer ses voisins cagouillards. On pénètre rapidement dans un bois qu’on ne quittera qu’à l’approche de Mainzac. Descente et remontée jusqu’à l’église ouverte le dimanche. Au fond de l’édifice, devant l’autel, on accède au sous-sol dans une crypte. On y logera tous d’un coup.
Un beau lieu décrypté grâce à l’info d’Hélène de Piégut : la crypte sous l’église de Mainzac. Il fallait pousser la porte de l’église et descendre au sous-sol. Elémentaire, mon cher Watson !


Reprise des hostilités en évitant la route de La Grande Métairie et du Rocher. On boycotte le pigeonnier du Rocher pas remarquable vraiment mais on s’esbaudira devant quatre sangliers qui galoperont à notre approche. Belle rampe herbeuse jusqu’à Lage d’Ambelle. Ouf, nous sommes sauvés, nous sommes rentrés en Dordogne. Ce modeste hameau est voisin du bourg de Hautefaye qui sera rejoint en deux coups de cuiller à pot. Il aurait fallu trouver une autre expression, car on a décidément assez mangé à la ferme auberge !

Dimanche prochain, relâche pour mieux repartir sur les chemins de Saint Sulpice de Roumagnac le 4 mars, commune parcourue en début 2005 sur un parcours totalement différent. Lalinde le même jour pour les paresseux. Queyssac se profile le 11 mars. Vous avez 3 semaines pour localiser ce très beau village.

Christian Brégéras (Casquette Blanche)


Mardi 14 févier 2012
Neuvième Marche NordiqueNeuvième marche nordique

Aujourd'hui, c'est la Saint-Valentin, la fête des amoureux (laissons cela pour ce soir) mais aussi la fête de la fidélité. On dira donc que le groupe de marche nordique, réduit de moitié, va fêter à sa façon la Saint-Valentin. Beaucoup d'excusés aujourd'hui pour des raisons diverses mais pas forcément pour des raisons météo.

Par une température très clémente (+ 7° par rapport au - 10° des après-midi précédentes), les 20 paires de bâtons de marche nordique vont enfin tester la neige… un peu tempérée à leur goût. Mais enfin, leurs propriétaires étaient en sécurité dans les grandes descentes dans les bois. Hum ! Il n'y avait qu'une seule descente, un peu délicate mais quand même un col à monter et des paysages lointains à admirer tels que Marsac-sur-l'Isle et sa mairie ainsi que les hauteurs de Coulounieix-Chamiers.

Jolie boucle pour ce circuit de 9,400 km. Après la montagne, voici la plaine et sa rivière. L'eau emprisonnée dans l'écluse du Chambon a tissé une nouvelle toile avec des arabesques extraordinaires, offrant à nos yeux émerveillés un spectacle magnifique. Un peu plus loin, nous avons assisté à une nouvelle version du "Lac des cygnes" interprétée par un couple majestueux et tellement amoureux, ce jour de la Saint-Valentin.

Puis, c'est le retour à la civilisation après la passerelle de Marsac. On a foulé, pour la dernière fois peut-être, la neige dans les prés de la Foire-Expo et regagné le Centre Socio-Culturel où nous attendaient deux chevaliers servants, en la personne d'Augustin et de Pierrot, qui se sont fait un plaisir de nous servir un breuvage très chaud, délicieux et réconfortant. C'est le verre de l'amitié partagé avec des crêpes, des bugnes, du miel, de la confiture et du chocolat. Les moments conviviaux s'apprécient toujours.

Chantal


.Marche nordique en situation réelle.
Sur la crête des monts des Michelots
Après l'effort, le réconfort.
.Nouvelle version du "Lac des cygnes"
Les barmen de la rando ou piliers de comptoir.

Dimanche 12 février 2012 Marche à Mensignac
(13 km et des poussières, non des flocons, l’après-midi sur des chemins blancs … comme neige)

Ils en rigolent encore les 23 Ardents du Pied du jour, au départ de cette marche pas comme les autres pour fait de neige aggravée. Et dire que 20 de leurs confrères sont allés perdre leur temps et leur argent loin des terres périgourdines pour le plaisir d’évoluer sur quoi, je vous demande, … sur la même terre enneigée et gelée qu’eux aujourd’hui.

23 d’un côté, 20 de l’autre, cela fait beaucoup d’Ardents du Pied loin de leur confort tout de même. Les guides ont été renouvelés. Ce sera Jean et Jean-Claude, Jeannot et l’Amiral pour les intimes, qui mèneront la cadence. Tous emmitouflés au départ, la cadence justement leur fera remonter la température au fil de la marche. Tout est enneigé autour d’eux et les chemins ne dérogent pas à la règle. La prudence est de rigueur car le fond, au-dessous de la neige, est gelé.
Le plan du parcours du jour apparemment dessiné par un écolier de CM 1. Il passe par La Croix Blanche, Fort Tuilier et ses vergers, La Haute et La Basse Gardie, et surtout La Font de l’Auche. Revient par Les Chabannes et Les Chalards. Flâne très longuement dans les bois pour rattraper le bourg aux Trois Veaux.

L’allure sera maintenue car la route est longue et l’avancée sur le tapis blanc demande plus d’effort. « Plus tu marches moins fort, plus tu avances moins vite » aurait dit Lapalisse. La Croix Blanche méritera doublement son nom avec sa croix rudimentaire, au carrefour, en bois blanc chargé de neige, et bientôt, après le petit chemin à l’orée du bois, atteinte des vergers des Grangiers. On sait quand on y entre, on ne sait pas quand on en sort ! La belle demeure de Fort Tuilier derrière la grande haie, la grande bâtisse des Grangiers se découpant sur la hauteur, La Haute Gardie, petit groupe d’habitations quelconques si ce n’était la belle propriété restaurée avec le grand pigeonnier costaud remis à neuf également.

Après la Basse Gardie, hameau sans prétention aucune, on se dirige sûrement en descendant vers La Font de l’Auche en se connectant quelques temps au GR de Saint Jacques. Jacques et Pierrot présents le remarquent avec émotion. Courte pause autour de la fontaine musclée en débit car la route est encore longue. Un peu de vent, mais le temps est beau et l’ambiance est bonne. Zéro tracas, mais pas zéro blabla !
Le château de Mensignac, en plein bourg, ancien repaire noble du 18° reconstruit vers 1830, est aujourd’hui le repaire de services administratifs retranchés derrière ses murs (mairie et poste) luttant contre la désertification rurale. Avec l’église proche, ce sera le point de départ de la marche du jour. Photo d’archives, s’entend !
Une photo panoramique pour bien montrer le paysage enneigé. Les cieux tourmentés sont très picturaux et le soleil blafard tend à se réverbérer sur les éléments du paysage.
Les Chabannes sont atteints peu après et nulle trace des batraciens pris en affection par un riverain sensible. Les cochons d’avant Les Marrots se terrent dans leurs prés gelés et après Les Chalards, on s’éloigne de tout lieu de vie. C’est la pampa, longue D.F.C.I. qui ne dit pas son nom, dans une forêt qui paraît immense. Les marcheurs commencent à trouver le temps long sur cet interminable chemin, les jambes flageolent un petit peu malgré les réconforts égrenés tout au long du parcours (pâtes de fruits, petits gâteaux, merveilles, fruits secs – une journée qui fera datte !).

Au carrefour de la Manivelle, après la rude montée, on file tout droit pour flirter peu après avec les Bois de Mensignac et atteindre Les Trois Veaux. Là, la civilisation est définitivement récupérée et la fin de la marche ne sera que trottinements dans un village qui se densifie jusqu’à son cœur.

Rassemblement de tous les Ardents du Pied disponibles, dimanche qui vient, pour la sortie de la journée à Hautefaye, dans le Nooooord. Réconfort assuré à la ferme auberge de Jaubertin à midi.

Christian Brégéras (Casquette Blanche)
La bonne troupe guidée par un Amiral sérieux dans sa démarche et dans son sens des responsabilités. Rappelle un peu Bigeard à Diên Biên Phu ! Heureusement que la grenade n’est pas un fruit de saison !
Jacques et Monique au coude à coude pour le maillot du meilleur grimpeur ! Le profil du parcours n’est pas plat et les côtes sont difficiles à maîtriser avec le sol gelé. Quelques légères chutes seront d’ailleurs au programme, mais n’en parlons pas. Chut !
Panneau découvert à la reco dans Les Chabannes. Le riverain attentionné à l’égard de ses amis batraciens les aura sans doute rentrés au chaud dès le premier flocon tombé. Son épouse, très pieuse, serait ce qu’on appelle une grenouille de bénitier.
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47 fondus de neige plus une passagère clandestine (20 Ardents du Pied) se sont portés volontaires pour découvrir à 200 km ce qu’on avait sous nos pieds à Chancelade et ailleurs. Quelle inconscience ! Un car Duverneuil à la bonne température (le chauffeur, nom de circonstance, s’appelle Claude) nous transporte sans encombres après la ville du Mont Dore quasiment au pied des pistes.

Une auberge de jeunesse (il fallait oser !) sera notre hébergement du week-end. Arrivée dans la soirée après une halte dans une cafèt, plutôt un resto, qui nous laissera sur notre faim. Nos chambres portent toutes des noms de volcans du monde entier. Kilauea (Hawaï), le Pinatubo (Philippines), Puy de la Vache (Auvergne), etc… J’arrête là, mon crâne est en train d’entrer en éruption ! Nuit passée diversement, on n’est pas égaux devant le sommeil, mais tous d’attaque pour le challenge du lendemain.

Frais et dispos au début, froids et dispos (sauf Simone) rapidement car un méchant vent nous fait ressentir, dès le sas franchi, des températures polaires. Un – 13 descendu à – 23 à cause de Zéphirin. Une fois les raquettes laborieusement fixées à nos pieds, nous nous élançons sur des immensités neigeuses, répartis en deux groupes. Jean et Caroline (des nouveaux guides) dirigeront le premier, les cracks. Pierre et Vincent, déjà connus des services de police, géreront le second, les futurs cracks.

Ils ont l’intelligence de ne pas nous laisser exposés longtemps à ce fichu courant d’air et, à l’abri du vent, l’avancée se fait plus confortablement. Des parties boisées nous procurent une protection supplémentaire où dominent sapins et hêtres. Hêtres ou ne pas hêtres. To be or not to be. A propos de toubib, aucune entorse ne sera constatée malgré des chutes tout en douceur sur l’épaisse couche blanche. Les pauses sont mises à profit pour des explications sur la faune et la flore du secteur. Les mouflons et les lièvres y cohabitent mieux que Jospin avec Chirac.

Les Ardents du Pied à la neige. Tous (ou presque) sont représentés sur ce dessin. A vous de les reconnaître !
Le Capucin est vaincu, on passe au Salon puis l’arrivée peu après midi sur le restaurant prévu dans le contrat se fait sous les meilleurs hospices / auspices. Un bâtiment sympathique, baigné par un soleil radieux, nous réchauffe le cœur et la pensée du repas nous fait déjà aussi bien fonctionner nos papilles que celles du chien de Pavlov. Très agréable pause restauration dans une immense salle où un autre groupe trouvera également place. Pas de poisson au menu, même pas du saumon remontant la Dordogne, tout le monde appréciera donc le repas, bien préparé et appétissant.

Après cette longue interruption, reprise de nos activités sportives, l’activation de nos mandibules n’étant pas considérée comme un sport. On va plutôt descendre. L’objectif d’atteindre la Bourboule (de Borvo, le dieu gaulois des sources) sera mis au placard et il sera plus sage de rallier Le Mont Dore par une descente bien pentue par moments, plutôt froide en d’autres où des cascades saisies par le froid auront l’air de fontaines pétrifiées.

L’atteinte de la ville se fait de belle manière. Une fois les raquettes déposées dans le car, nous déambulons une bonne heure dans Le Mont Dore traversé par une Dordogne, impétueuse de jeunesse. Elle vient juste de naître des amours de la Dore et de la Dogne. Une razzia à la fromagerie nous occupe quelque temps et la visite de la ville se résume à l’hyper centre. Retour à l’auberge de jeunesse pour un bon souper bien consistant précédé d’un apéritif proposé par Mireille, Marc et Augustin (toujours dans les bons coups, celui-là !). Jeux de société et discussions meubleront la soirée. La nuit est mise à profit pour régénérer des corps fatigués et surtout atteints par le froid.
Notre asile du week-end. Comprenez asile dans le bon sens du terme. A notre départ, un monde fou a investi la station.
Un (petit) moment de douceur dans un monde de brutes, l’arrivée à la mi-journée au restaurant Le Capucin.
Mais qui se cache derrière cette burqa ?
La jeune Dordogne, née, à quelques encablures, de la rencontre de la Dore et la Dogne, baigne de son eau glacée la ville du Mont Dore.
Nos quatre guides du séjour à visages découverts, eux. Jean, Vincent, Pierre et Caroline. Pas de Nathalie chère à Bécaud.

Dimanche matin, après un petit déj traditionnel, on nous jette dehors. Le car de Claude nous convoie jusqu’au col de Guéry de l’autre côté de la ville du Mont Dore. Le guide Jean, très en verve dans le car, nous étale ses connaissances et nous décrit la ville traversée avec les thermes, classés Monuments Historiques, toujours d’actualité. Il y a à boire et à manger dans certains de ses propos, comme le coup de l’appellation de Guéry, notre but de la matinée, qui résulterait de la convalescence des patients des thermes. A la fin de leur séjour, s’ils pouvaient marcher jusqu’au lac, c’est qu’ils étaient guéris. La méthode Coué, très commode, consiste, elle, à dire à son secrétaire, « guéris, guéris, mais guéris donc ! ».

Les derniers mètres du car jusqu’au grand parking se font sur un revêtement enneigé. A partir du bâtiment du col (1.268 m), les deux groupes se disloquent. Cheminement dans une belle neige, très épaisse et poudreuse, on dirait du sucre en poudre. Un passage superbe au lac de Guéry, beau dans son immensité, gelé sur une grosse épaisseur, très lunaire dans un soleil rasant, de face. Un moment divin. Les deux groupes sont réunis quelques instants au milieu du lac. On se connaît maintenant tous, pas besoin de rompre la glace.

On repart chacun pour de nouvelles aventures. Une escalade un peu laborieuse nous ralentit, Simone en profite pour faire cavalier seul et ouvrir un passage risqué qui porte désormais son nom, la Voie Simone, à la surprise de Pierre notre guide. L’atteinte du plateau se fait dans la douleur car le vent règne en maître sur ces immensités plates et imberbes d’arbres. Une longue avancée face au vent (ecir, prononcez échir, en langage local) se fait dans un froid très vif qui pique tout morceau de chair non protégé. Sortez couverts. Nous sommes entourés par les sommets volcanisés, les puys de Sancy, Gros, de L’Ouire, May, Corde, Loup et la fameuse Banne d’Ordanche. Que du beau monde ! Retour case départ et remontée agréable dans un car à la bonne température.

On regagne notre gîte une dernière fois, pour une changée en groupe près du restaurant, un moment épique. Un solide repas très reconstituant suivra. Montée dans un car toujours sympathique, prise du rapide ruban autoroutier et arrivée précoce sur nos terres. Toujours le Périgord Blanc !

Le temps de laisser les températures remonter cette semaine pour nous permettre de découvrir Hautefaye dans le Grand Nord (comprendre le nord de la Dordogne). Dépêchez-vous de vous inscrire à la ferme auberge, il est grandement temps. La marche suivante ne se fera qu’en début mars à Saint Sulpice de Roumagnac dans sa version sud. Lalinde pour les fadas le même jour.

Christian Brégéras (Casquette Blanche)
Le splendide lac de Guéry dans un très photogénique soleil d’hiver. Glacé sur toute sa surface, il s’en tient une sacrée couche !
Simone, dans un éclair de génie et une audace qui la caractérisent, a ouvert un nouveau passage dans la face nord du col de Guéry (1.268 m). Aussitôt baptisé la Voie Simone. Il suffit d’un rien pour passer dans l’Histoire !
Les Ardents du Pied (et les autres) dans la tourmente. Nous sommes sur le plateau et le vent qui vient à travers la montagne nous fait ressentir qu’il est austral, polaire et sibérien à la fois. Chemin faisan, pas d’animaux à plumes aperçus et autres tétras, mais on se caille grave !
On est dans des paysages tellement inhumains, si septentrionaux, tellement ressemblants au Pôle Nord (j’aurais dit Pôle Sud, on aurait trouvé ça plus chaud !) qu’on s’attend à voir surgir le dernier trappeur. Eh bien, c’est fait. Sur son traîneau, il n’a pas traîné. Mais, quel temps de chiens !

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MARDI 7 FEVRIER 2012 - RANDO EN SIBERIE


Bienvenue en Sibérie ou en Finlande.


    Mardi 7 février, 13 H 30. 8 personnes seulement sont au Rendez-vous, bien décidées à braver le grand froid qui règne sur notre Dordogne en particulier. La température est de -5° avec un ressenti de -10° au moins.

    Avec un peu d'imagination, nos randonneurs vont s'offrir une balade en Sibérie et profiter du spectacle magique que leur offre la nature prise dans les glaces sous la conduite de Pierrot, sans Jean-Paul excu-sé et moi-même peu téméraire pour descendre les bois de Chancelade.

    Le circuit choisi est la voie verte, le long de l'Isle. Les couleurs froides par ce temps glacial (le bleu du ciel, le blanc de la neige, sont quand même illuminées par les faibles rayons du soleil. Et tout à coup, c'est du cristal qui scintille sur la neige ou, plus loin c'est l'eau qui devient prisonnière de la glace.

    Arrivés, le long du canal, c'est encore l'émerveillement. Comme c'est beau ! Les marcheurs frigorifiés, méconnaissables sous leurs bonnets, écharpes ou capuchons ne regrettent pas l'effort fourni pour sor-tir de chez soi.

    Demi-tour au pont de Campniac. Il faut rentrer avant qu'il ne fasse trop froid. L'allure est rapide et mine de rien, il y aura à l'arrivée une dizaine de kilomètres dans les pattes.

    BRAVO aux 6 courageuses et 2 valeureux ; vite au chaud.

    Chantal

Couleurs d'hiver.
Salut du sommet... plutôt modestement du bord de l'Isle
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Dimanche 5 février 2012 Non-marche à Négrondes (13 km l’après-midi non accomplis)
Brassens a bien inventé la non-demande en mariage, pourquoi pas la non-marche ! Nous avons eu l’honneur de … ne pas aller … marcher … à Négrondes. Dame Nature, épaulée par un Général Hiver dopé au Top 7, nous a joué un (bon) tour en déposant un épais manteau blanc immaculé sur tout le Périgord et au-delà. Pas moyen de lutter contre elle, si ce n’est de rester sagement au coin du feu dans l’attente de jours meilleurs. En ces temps perturbés où « le monde repose sur les genoux d’une fourmi » (dixit le poète congolais – y’a bon les congolais !), il ne faut s’étonner de rien. Adieu donc la negra unda (eau noire) remise à des calendes, grecques ou autres.

Le week-end raquettes au Mont Dore prévu en fin de semaine aurait pu être avancé de 8 jours ! Mensignac pour ceux qui restent, cornaqués par un Amiral revenu au mieux de sa forme. La ferme auberge de Hautefaye nous attend tous de pied ferme dimanche 19 pour flirter avec la Charente. Retour sur un passé douloureux. A découvrir.

Christian Brégéras (Casquette Blanche)

Le Bon Dieu et sa petite vierge à l’enfant n’ont rien pu faire. Les éléments étaient trop forts.
« Que neige donc tant vécu que pour cette infamie », clamait déjà Corneille ! Scrogneugneu !






Ne vous fiez pas à la carte. Le parcours projeté n’est pas celui colorié en jaune. Vous deviez marcher hors des sentiers battus (par qui ?) par Lauzelie, La Genèbre frôlée, Les Courivaux et sa belle demeure, Rouffiac et pui(t)s, Lavaud et pui(t)s, Longchamp (au pas de course ?), Le Pouyet (hameau rétro authentique) et Chez Thèves (avec croix à faire sur le parcours et pigeonnier rondouillard). Raté !
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Huitième marche nordique : 31 janvier 2012
13 H 20 ce mardi. Tiens, il y a moins de monde que la fois précédente.

Pas de nouveaux aujourd'hui mais treize courageux viennent entourer les deux animatrices un peu "échaudées" ou plutôt refroidies par une récente marche nordique sous une pluie glaciale.

Ne dit-ont pas : "l'appétit vient en mangeant…" ou "l'union fait la force…" Les exercices d'échauffement effectués dans la bonne humeur et avec beaucoup d'application remotivent les troupes. Il fait froid mais le ciel est tout bleu ; à l'ombre, la température est de 5°. Donc, nous voilà partis sur un circuit d'environ 9 km, choisi pour être non boueux.

Nous nous dirigeons vers le chemin des Grèzes et là, la jolie côte attend nos marcheurs nordiques au virage. L'échauffement est fait, le silence règne ; la grimpette a calmé tout le monde. Quelques minutes de repos vont nous permettre de décider de la voie à emprunter : soit par la route et un rallongement certain, soit par un chemin de quelques centaines de mètres mais privé. La deuxième solution convient à tout le monde. On verra bien si quelqu'un nous réprimande !

Personne en vue, si ce n'est au loin le magnifique cèdre près des ruines du château de Beaupuy qui semble nous donner l'autorisation de continuer notre chemin. La route, très agréable et descendante, va permettre aux marcheurs de tester de nouveaux exercices de coordination, de marche cadencée, etc.

Puis c'est la traversée du Gour de l'Arche, par la voie verte qui longe d'un côté l'Isle et de l'autre, la ferme de Périgueux, ses prés, ses vaches, ses chevaux.

Il fait frisquet.
Hé ho, hé ho, allongeons le pas.

Arrivés au terrain de jeux, les grands enfants que nous sommes ne vont pas faire du toboggan mais vont se prêter à de nouveaux exercices de renforcement musculaire, à la fois bénéfiques pour nos muscles et ludiques. Encore un bon moment de rigolade.

Le retour vers l'abbaye va être long car Jean-Paul a décidé de jouer les prolongations, comme pour profiter au maximum des timides rayons de soleil qui nous réchauffent à peine. C'est par le chemin des berges de l'Isle que nous regagnons Chancelade, avec la traversée du complexe sportif de Chercuzac, les Chabrats, la Cropte Haute pour arriver ensuite au lotissement des Combeaux.

Il est déjà 16 H 45. Nous ne sommes pas encore aux Maines. Il faut presser le pas car certains vont être en retard pour leurs cours d'Anglais ou d'Espagnol. Arrivés sur la place de l'abbaye, la séance d'étirements, nécessaire après une marche de 12 km 500, ne sera pas négligée.

On se donne rendez-vous au 14 février, avec un départ du Centre Socio Culturel pour la prochaine marche nordique qui sera moins longue. En effet, à 16 H 30, tout le monde se retrouvera au chaud pour partager un autre moment convivial et déguster crêpes, merveilles, beignets, cidre…

Chantal

En cadence, S.V. P. !
Réchauffe-moi le dos.

C'est quand qu'on s'envole ?
Pieds au sec et cœur réchauffé.